13.07.2006
You saw me standing alone
Les gens (à part ma maman) ont-il encore conscience de la beauté de Blue Moon chantée par Elvis Presley ?
16:38
Écrit par Cath
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Le fils du garagiste
Hier, pour me dépanner, le garagiste d'Athus m'a prêté la voiture de son fils. Avant de mettre le contact, je m'apprêtais déjà à subir les assauts radiophoniques de Contact, voire Must FM. Ben non. Dans l'autoradio, il y avait une compil qui commençait par The Kills pour finir par Arcade Fire, en passant par Mercury Rev, Radiohead, Arctic Monkeys, Babyshambles, Yeah Yeah Yeahs... C'est officiel, je suis une horrible personne pleine de préjugés.
08:35
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
15.06.2006
Keep the Music Evil - The Brian Jonestown Massacre à la Rockhal
Pour arriver à la Rockhal de Esch-sur-Alzette, il faut traverser des vestiges industriels impressionnants et des chantiers futuristes, que le groupe de première partie, The Lovetones, n'a pas eu l'occasion de voir. Ils se sont perdus en route. Ils auraient passé leur soirée de la veille à télécharger le match Australie-Japon (ils sont australiens), tout en oubliant de regarder où pouvait bien se trouver l'endroit de leur concert du lendemain. De toutes façons, ils auraient joué devant une salle très peu remplie, car - et c'est particulièrement injuste - The Brian Jonestown Massacre semble condamné à rester un groupe culte mais confidentiel dont la réputation exécrable, tout en lui apportant une aura indéniable, lui nuit autant qu'elle lui sert. C'est sans doute cette image de looser ultime fou et génial, qui nous avait fait nous attendre à un concert brouillon, à une sorte de performance où la musique serait passée à l'arrière-plan.
Or pas du tout.
Bien sûr, le leader du groupe (ou devrait-on dire le führer), le très superlatif Anton Newcombe (le plus caractériel, le plus ravagé, le plus génial) a tour à tour engueulé son batteur et son bassiste (deux jeunes facilement terrorisables qui avaient eu le grand tort de préférer une sieste au soundcheck), un musicien à tout faire qui a eu le malheur de rater le début d'un morceau, et bien sûr, le public (ce n'est pas des européens qui vont me dire ce que je dois faire), mais le groupe nous a livré une musique somptueuse : un mélange irrésistible de rock sixties, d'envolées psychédéliques et de noisy pop, de longues plages instrumentales et bruitistes absolument magnifiques entourant des chansons presque pop scandaleusement ignorées du public, même le plus pointu. Sans oublier l'élément central (de par sa position) du groupe, Joel the Tambourine Man qui doit occuper un des jobs les plus enviables de la terre, à savoir jouer du tambourin, parfois des maracas (ce qui en fait donc le Bez Ryder américain), dans un groupe de rock culte tout en fumant des clopes, boire de l'alcool sur scène en se déhanchant alors qu'on est loin d'avoir un corps de rêve (mais en ayant une allure infernale). Seul ombre au tableau : supporter Anton Newcombe.

08:49
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
13.06.2006
Histoires naturelles
Ce matin, le long de la voie de chemin de fer, j'ai vu une renarde en train d'allaiter ses deux petits.
Ceux qui l'ont lu savent que cette phrase aurait pu figurer dans le tome 3 du Combat Ordinaire de Manu Larcenet. Ceux qui ne le savent pas devraient le lire (en commençant par les deux premiers).

08:47
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
08.06.2006
Character actors - Part 1 : Illeana Douglas
Il y a quelques mois paraissait Caractères, un livre de Philippe Garnier, journaliste français installé aux USA, et consacrés aux second rôles du cinéma classique hollywoodien, un regard érudit totalement maniaque sur ces acteurs, excellents, remarqués, mais presqu'anonymes, qui, de films en films en films, jouaient qui les majordomes, qui les scélérats, qui les bons gros, qui les femmes fatales de deuxième zone. On les appelle les Character Actors, et ils existent toujours aujourd'hui, même si on les voit souvent passer des arrière-plans du cinéma à ceux de la télévision.
Ce week-end, en revoyant To Die For de Gus van Sant (Prête à tout en vf), avec Nicole Kidmann évidemment excellente (et assez étrangement différente de son physique actuel, comme plus moelleuse, bien que parfaite), Matt Dillon toujours assez formidable quand il joue les beaufs, Casey Affleck, toujours bien plus subtil que son frère Ben, Joaquin Phoenix absolument hallucinant de vérité dans son rôle de white trash dégénéré, je me suis dit que décidément, l'actrice qui joue la soeur de Matt Dillon méritait sans conteste l'oscar du meilleur troisième rôle (voire quatrième) de la dernière décennie. C'est une grande fille maigre aux yeux globuleux, au visage légèrement chevalin, à la voix éraillée. Elle s'appelle Illeana Douglas. On la voit souvent, on la trouve toujours formidable : prof d'arts dans Ghost World, embaumeuse dans Six Feet Under, pute dans la série Action... Elle promène un peu partout sa grande silhouette tour à tour vulgaire ou bohème et sa voix grinçante, pour crever l'écran à chaque fois et nous la faire regretter immédiatement. Pour l'oublier très vite...

09:25
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
06.06.2006
Yeah Yeah Yeah Yeah Yeah !
Concert des Flaming Lips à Gand ce dimanche : on ne peut pas dire que ça a ait été un monument de sobriété et d'ascèse acoustique, mais c'était certainement très bien. La dernière fois, au Cirque Royal, le groupe était entouré de (gens déguisés en) lapins géants. Cette fois-ci, il y avait en vrac des aliens, des super-héros et des père noël. Il y a eu aussi des kilos de confetti et de serpentins, des dizaines de ballons, quelques gadgets, deux demandes en mariage sur scène (si, si), un musicien déguisé en squelette, un chanteur überclass en costume beige, et évidemment, des chansons incomparables et une reprise de Black Sabbath (War Pigs). Un concert de Flaming Lips est la seule forme de carnaval qui me convienne.
08:43
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
02.06.2006
It's a men's world...
J'attends en garçon... C'est très étrange ! Car même si Nicolas me répète souvent que je ne suis pas "une vraie fille", je me demande vraiment ce que je vais bien pouvoir faire avec un garçon. Cela dit, mon amoureux est très content, car lui se demandait vraiment ce qu'il allait bien pouvoir faire avec une fille (comme si une fille ne pouvait pas jouer aux légos).
08:46
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
29.05.2006
Le train (encore)
Depuis quelques semaines, un nouvel élément a fait son apparition dans le train. Il est très grand, jeune, et surtout très blond, de ce blond pâle assorti à sa peau et qui lui donne un effet délavé absolument saisissant. Il a par ailleurs conservé cette allure de jeune chien qu'ont certains adolescents trop grands. Et, et ce qui en fait quelqu'un de particulièrement remarquable, il parle très fort. Il gueule. Il raconte à très haute voix des choses dont tout le monde se fout. Le volume de mon ipod doit être au maximum pour espérer couvrir un tant soit peu sa voix (que j'entends de toutes façons entre les morceaux). Il m'insupporte au plus haut point.
08:36
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Cécile De France
Tout le monde a l'air de la trouver formidable, Cécile De France. Moi, je ne sais pas pourquoi, elle m'horripile. Pour être plus exacte - et beaucoup plus vulgaire - elle me sort du cul.
08:27
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
18.05.2006
Miauw Mia Mia Mia Miauuuuuuuwww
Mon amoureux et moi, nous savons nous amuser : souvent, nous changeons les paroles des chansons pour les transformer en chansons pour chats. Par exemple, Parklife de Blur, entendu ce matin à la radio, est immédiatemment devenu Catlife, et si ça n'avait pas été le matin, nul doute que nous aurions poussé la rigolade jusqu'à changer les paroles du refrain (ça aurait alors donné quelque choses comme "Je mange des croquettes, je sors un petit peu, je rentre dormir, je mange du whiskas - Catlife"). Nous pouvons aussi parfois modifier les backing vocals, les choeurs et surtout les refrains de tel ou tel morceau, qui deviennent alors un récital de faux miaulements humains, que nous chantons atrocement faux (enfin moi du moins, mon amoureux miaule juste), devant nos chats méprisants ou apeurés (ils craignent que nous les fassions danser, ce qui n'est pas rare). Or voilà que deux groupes viennent coup sur coup de faire basculer notre habitude marginale sur le devant de la scène : Nada Surf et Grandaddy. Les premiers ont, lors de leur concert de Metz, chanté le refrain d'une de leur chanson en Miaou. Les seconds ont fait bien mieux : sur leur album posthume (Grandaddy a splitté parce qu'ils ne s'en sortaient pas financièrement, ce qui est assez déprimant quand on connaît leur talent et leur notoriété) , Just Like the Fambly Cat, ils ont carrément enregistré une chanson, Where I'm Anymore, dont le refrain dit ceci: Miauw Mia Mia Mia Miauuuuuuuwww.
Ainsi donc, nous n'étions pas seuls.
08:44
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
15.05.2006
A part ça
... je suis enceinte (oufti).
09:17
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Tom Cruise's Movies
Evidemment, Tom Cruise a l'air complètement fou. Bien sûr, il fait du prosélytisme comme d'autres vont à vélo. Et la jolie potiche Katie Holmes n'est certainement qu'une fille à pédé plus dévouée que les autres. Mais je viens de voir coup sur coup La guerre des mondes et Collateral et j'en suis ressortie persuadée que quand on arrive (je ne sais pas comment) à lui faire faire profil bas, Tom Cruise peut être absolument formidable. Sans être un très grand acteur, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande.
Dans La guerre des mondes, Tom est grutier. Oui, je sais, écrit comme ça, c'est n'importe quoi. Mais à l'écran, ça passe. D'une manière générale, la star hollywoodienne sait bien mieux jouer le prolétaire qu'un quelconque personnage connu. Imaginons Tom jouer JF ou Bobby Kennedy par exemple. Ça ne passerait pas. Alors qu'un grutier du New Jersey, avec lequel il a sans doute moins de points communs qu'avec un Kennedy, c'est tout à fait crédible. Donc, Tom est un grutier divorcé. Toujours amoureux de sa femme, qui est désormais avec un homme en costumes, pas du tout prolétaire, que Tom n'aime pas beaucoup. Tom a deux enfants avec lesquels il ne sait pas y faire, dont une petite fille qui est presque dans tous les films ou séries avec des extra-terrestres. Nous sommes dans le New Jersey, il fait gris, les autoroutes passent au-dessus des jardins, les gens ne sont pas glamour. Et puis, après une sorte d'orage intergalactique, les aliens commencent leur invasion, et Spielberg, ou plutôt ses sbires, nous ne mettent plein la vue avec leurs effets spéciaux. Et on comprend très vite que Tom ne va pas sauver le monde. Qu'il n'est qu'un animal pris au piège par des forces supérieures qui n'a que l'ambition de sauver ses petits dans un monde anéanti, sous une pluie de sang. Et c'est tellement sombre, angoissant, qu'on en pardonne facilement les trois dernières minutes en forme de happy end idiot, d'ailleurs beaucoup moins déplacées que les cinq dernières minutes de Minority Report (Tom caressant le ventre de sa femme enceinte). Le décalage entre le statut de star de Tom Cruise et son statut dans le film, et entre la magnificence des effets spéciaux, qui en général occultent les acteurs et le récit, rend ce film particulièrement intéressant.
Dans Collateral, Tom ressemble à Wayne Coyne, le chanteur des Flaming Lips : cheveux poivre et sel, costume clair. On a beaucoup souligné la performance de Jamie Fox, mais Tom en méchant est absolument parfait. Et Los Angeles la nuit, aussi.
09:16
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
28.03.2006
Que sont-ils devenus
Pour mon retour, je vais commencer par quelques nouvelles de mes collègues bien-aimés, un peu à l'image de ces films dont le générique est entrecoupé par les descriptions du destin des personnages principaux.
Marlene ets partie en congé de maternité. Elle ne reviendra plus. Quel bonheur.
Fred (la gargouille) se la joue profil bas. A part quelques énergiques fermetures de portes quand quelqu'un rigole trop fort dans le bureau d'à côté, rien de spécial à signaler.
Jean-Marc pue abominablement le lundi. Le mardi, le mercredi, le jeudi, et le vendredi aussi. Il porte le même pull en synthétique bariolé, genre Wibra, tous les jours de la semaine. Il dégage une odeur qui ressemble à de la soupe à l'oignon qu'on aurait laissée au soleil pendant une semaine. Et son haleine est à l'avenant.
Quant à Pascal... ah Pascal... il vaut bien au post à lui tout seul, tiens.
10:45
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Le retour
Bon, j'ai déserté cet endroit pendant plusiseurs mois, ce n'est pas bien. Merci à tous ceux qui s'en sont inquiétés.
10:31
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
02.02.2006
La couverture
Une semaine de maladie (mauvaise grippe), suivie d'une semaine de ski, ça fait longtemps sans venir au bureau. Heureusement que j'y ai été accueillie par une vision étonnante : ma collègue Marlene (danoise, corps de rêve, coiffure de chanteuse à Las Vegas en 1989, très conne, assez facho et enceinte), assise à son bureau, une couverture de bébé sur les genoux (bleu clair avec des nounours roses dessus). Car Marlene a toujours froid. Notre bureau, entièrement vitré, a beau se transformer en serre au premier rayon de soleil, Marlene met le chauffage à fond. Quand je porte un t-shirt, Marlene porte un gros pull norvégien. Quand on lui demande de baisser le chauffage, Marlene refuse. Alors parfois, dans le bureau, ça sent la soupe à l'oignon rance (sauf que personne n'a mangé de soupe à l'oignon).
13:37
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (2)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
09.01.2006
Athénée memories
Il y quelques jours, j'ai été aux thermes de Spa.
Spa, c'est ma région natale, le genre d'endroit où, même 8 ans après l'avoir quitté, on rencontre toujours quelqu'un qu'on connaît, du moins de vue.
C'est ainsi que, au détour d'un couloir du centre de soins (parquet brillant et sombres, murs blancs, éclairage à la fois discret et lumineux, escaliers designs), j'ai croisé un premier fantôme de l'Athénée de Verviers (en peignoir blanc de curiste, comme moi), dont je ne me souviens même plus du nom, mais très bien de ce pourquoi il est toujours dans ma mémoire.
Mai 1989, voyage des Rhétos en Italie. Nous avons 17, 18 ans, il fait beau, nos parents sont loin, les profs ferment habilement les yeux, nous logeons dans des hôtels sordides, nos chambrées se mélangent, dans une mixité excitante et théoriquement illicite. Une fille pleure parce qu'elle doit partager ma chambre et qu'elle a peur de moi (je n'en reviens toujours pas). Nous sommes 6 ou 7 classes, nous ne connaissons pas vraiment tout le monde. Un soir, un des élèves de Science-Eco (je suis en Latin-Grec), un freluquet au menton fuyant, chétif comme peuvent encore l'être certains garçons à 17 ans, boit comme jamais. Ses condisciples usent de toutes leurs ressources pour lui faire prendre sa première vraie cuite, et ça marche. On doit le mettre au lit. 5 minutes plus tard, on nous appelle dans sa chambre. Le garçon est là, allongé dans son lit, recouvert d'un simple drap qui ne masque pas une énorme érection. Le drap de lit fait une comme une petite tente entre ses jambes. Nous rions, mais nous sommes tous vaguement gênés. Le lendemain, alors que nous devons faire la file pour entrer aux Offices, à Florence, le garçon est malade, il s'assied au pied d'une colonne de la galerie. On doit le prendre pour un junkie, les touristes lui donnent des pièces.
Je sais qu'il m'a reconnue, et je comprends parfaitement pourquoi son regard m'a fui, l'autre jour à Spa.
Le deuxième fantôme du passé s'appelle Mauricette. C'était une fille que l'on pourrait (si on était dans un film avec des teenagers aux USA) qualifier de "populaire", ce qui m'a toujours étonnée, vu son prénom fortement disqualifiant. Elle était l'année au-dessus de moi, portait les vêtements qu'il fallait, était remarquablement stylée. Autant dire qu'elle ne soupçonne même pas mon existence. Et pourtant, c'est à cause d'elle que j'ai les cheveux longs. Je voulais, comme elle, tous les jours avoir l'air chic en attachant mes cheveux grâce à une simple pince, qui aurait formé une queue de cheval lisse et brillante.
C'était les années 80, le style Madame était à la mode. Les blazers, les chaussettes Burlington, les Dockside, les vestes Millet.
Aujourd'hui, Mauricette a les cheveux courts.
12:48
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
20.12.2005
Meilleurs voeux
Ce matin, en arrivant au boulot, j'ai eu la surprise de trouver dans ma boîte à e-mail les voeux de Rupert Murdoch. Oui, LE Rupert Murdoch, celui à qui appartient Fox News, aka le Ministère de la Propagande de George W. Bush ; un des plus gros contributeur à la campagne de ce dernier ; LE Rupert Murdoch, celui dont les héros sont Ronald Reagan et Margaret Thatcher ; celui qui détient un empire énorme, s'étendant de la presse à la télévision, et ayant donc même un (petit) tentacule jusqu'à moi. Ainsi, selon la théorie des six degrés de séparation, il ne me faudrait pas beaucoup de démarches pour être virtuellement en contact avec le Maître du Monde : je connais (ou du moins je cotoie aux toilettes) notre Cheffe Nicorette, qui elle-même connaît le californien bronzé qui nous dirige, là-bas aux USA, qui lui-même a dû un jour ou l'autre serrer la main de Rupert Murdoch, qui lui-même est un proche de W.
Trois personnes seulement me séparent du Président des Etats-Unis. Wow.
08:15
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
13.12.2005
First Impressions of the New Strokes
D'abord, il y a eu Juicebox, très Weezer, un peu Metallica, terriblement Strokes, on a entendu Julian Casablanca crier à s'en casser la voix, on a eu envie de hurler avec lui.
Maintenant, il y a First Impressions of Earth, un album à la fois étrange et immédiatement familier, où malgré leur coefficient personnel très élévé de coolitude et de style, les Strokes montrent qu'ils ne sont pas que des accessoires de mode, qu'ils savent vraiment composer des chansons et, surtout, qu'ils savent évoluer (tout en regardant toujours vers la musique du passé, faut pas exagérer, non plus).
Sur Amazon.com, on a accolé au titre de l'album la mention Explicit lyrics, en majuscules et entre crochets. On aurait pu aussi y ajouter "Contains Prog Rock and bits of Barry Manilow". Car oui, dès la troisième chanson, Heart in a Cage, qui par ailleurs rappelle assez The Passenger de Iggy Pop (même mélancolie masculine résignée et désabusée - Well I don't feel better when I'm fucking around - , même atmosphère, mélodie entêtante et nostalgique), et surtout avec Vision of Division (n°6) les guitares nous transportent vers une époque où les chansons duraient 35 minutes, dont 20 de solo de guitare stridente, parlaient de Stonehenge ou de légendes celtiques, faisaient partie d'opéra rock de 3 heures. Sauf qu'ici, les solos de guitare ne durent que 6 à 10 secondes au lieu de 20 minutes, et qu'ils se transforment dès lors en comble du chic : inclure ce qu'il y a eu de pire dans la musique des années 70 dans ce qu'il y a de plus stylé et excitant dans la musique d'aujourd'hui. Et sans s'arrêter là : puisque Razorblade reprend exactement la mélodie du refrain d'une des balades sirupeuses de Barry Manilow (double pléonasme), à savoir le dégoulinant Mandy (ooooh Mandy, well you kissed me and stopped me from shaking, I need you today, ooooh Mandy). Si on ajoute à ça que la voix de Julian Casablanca (aaaah, ce nom) a considérablement gagné en assurance (au point même de se passer d'effets la plupart du temps), on ne peut arriver qu'à une conclusion : les Strokes peuvent tout se permettre.
Et je ne peux de toutes façons qu'accorder toute mon attention à quelqu'un qui dit ça :
I hate them all,
I hate them all
I hate myself,
For hating them
So drink some more,
I'll love them all,
I'll drink even more,
I'll hate them even more than I did before
09:05
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (6)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
05.12.2005
Teenage Kicks
Vendredi soir, le train était en retard. J'étais assise sur le quai, sur un de ces bancs en treillis épais particulièrement incomfortable, du genre à laisser des marques en quadrillage sur les fesses, même à travers un manteau. Il faisait froid, il pleuvait. Un garçon de 16, 17 ans s'est assis à côté de moi. Ses cheveux étaient longs et gras, ses mains sales étaient bleuies par le froid. Il a sorti un bloc de cours de son sac d'écolier. Avec un stylo, il y a écrit Why?, qu'il a souligné. C'était le titre. Il a continué à écrire :
For one year I've been waiting for you
Why haven't you heard my cry ?
Death (là, je ne me souviens plus, mais je suis sûre que ça commençait par Death)
Blood flows in rememberance of the memories of me and you
Le train est arrivé, il s'est levé.
08:27
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
23.11.2005
A History of Violence
Ne rien dire de ce film est lui rendre le meilleur service qui soit.
Ou juste préciser qu'il est brillant.
Que ses formes classiques cachent la plus subtile des mises en scène.
Que certaines scènes ne vous quittent plus.
Que son acteur principal, Viggo Mortensen (aka Aragorn du Seigneur des Anneaux, mais de très très loin) dépasse en qualité tous les superlatifs.
Ou encore que A History of Violence ne veut pas dire Une histoire de la violence.
Qu'il faut aller le voir.
16:34
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
The Brian Jonestown Massacre
L'année dernière, un documentaire intrigant est sorti sur les écrans : DiG!
La semaine dernière, je l'ai regardé en DVD.
Sa réalisatrice, Ondi Timoner, y avait suivi, depuis 1995, la carrière de deux groupes de Portland, The Dandy Warhols et The Brian Jonestown Massacre. Outre la chance qu'elle a eu de s'intéresser à un groupe - les Dandy Warhols en l'occurrence - qui est passé du circuit des College Radio au succès international (principalement européen d'ailleurs) grâce à ses chansons désinvoltes, légères, (très) légèrement provocantes, rétro, et irrésistiblement efficaces, le film vaut surtout pour sa mise en lumière de Anton Newcombe, leader maximo, démiurge et dictateur de The Brian Jonestown Massacre.
Anton Newcombe est grand, a une carrure de nageur olympique, des yeux de star hollywoodienne, un visage de poète maudit, une génie musical incontestable, un look vintage qui ferait pâlir d'envie tous les membres de tous les groupes de rock, un sex appeal affolant, et une santé mentale particulièrement fragile et instable, que son addiction (révolue) à l'héroïne n'a pas épargnée.
Sur son site, Anton Newcombe dit qu'il n'est pas satisfait du montage du documentaire, et de la façon dont celui-ci y est montré. C'est certainement justifié, le montage trahit toujours sont qui y sont soumis, mais il n'empêche qu'on peut le voir : se battre régulièrement, sur scène surtout, avec les membres de son groupe, lors du concert où il aurait dû enfin signer un contrat avec une maison de disques, par exemple ; on peut le voir, alors qu'il a (bien plus tard) signé un contrat avec un label qui lui a installé un home studio et loué une maison, errer, épave puante rongée par l'héroïne, incapable de terminer ses chansons ; le voir galérer de concerts dans un trou de cul du monde du nord des USA, en concerts dans un trou du cul du monde du sud des USA, dans une camionnette qui ne peut être conduite que par des gens maintenus éveillés par la drogue ; le voir distribuer ses vynils dans la rue lors des CMJ à New York (sorte de festival de Cannes de la musique indé américaine), comme autant de prospectus annonçant la fin du monde, effrayant au passage les membres des Dandy Warhols contre qui il avait proféré des menaces de mort.
Sans parler des interviews de ses parents, où sa mère nous raconte tranquillement qu'elle appelait elle-même la police lorsque son fils se droguait ou sortait après le couvre-feu.
Mais malgré, ou grâce à, tout ça, on a qu'une envie : découvrir ce groupe étrangement méconnu par ici, malgré ses années d'existence, son charisme, ses onze albums, son influence sur une quantité de groupes qui rencontrent bien plus de succès que la matrice originale et, surtout, malgré l'exceptionnelle qualité de sa musique.
Bien sûr, un type comme ça ne pouvait faire que des albums trop longs, et où l'absence de la personne qui dit "cette chanson est très bien, mais peut-être n'est-elle pas à sa place sur un album" se fait cruellement sentir, mais s'arrêter à ces lourdeurs et ces longueurs serait une erreur stupide, qui empêcherait de savoir que mélanger les Rolling Stones, David Bowie, les Beatles et My Bloody Valentine était brillament possible.
Parmi les onze albums de The Brian Jonestown Massacre (merci EMule), il en est un en particulier qui ne lorgne pas vraiment vers les expérimentations soniques de la fin des années 80, mais qui, et sa pochette est suffisamment explicite, conduit tout droit à Londres, au milieu des années soixante : Take it from the Man! Ou une série d'explosions de guitares psychédéliques, de tambourins envoûtants, d'orgues déments, de chants à la young Mick Jagger/Roger Daltrey/Ray Davies, un album excitant du début à la fin, une série de chansons comme autant de perles précieuses : la tubesque Vacuum Boots, la magnifique (David Bowie I love) Since I Was Six, l'épique Cabin Fever, autant de morceaux qui n'amènent qu'une constatation : comment ai-je pu passer à côté de ça pendant presque 10 ans ?
14:10
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
15.11.2005
Fanzine saoûlant
Il paraît que ce blog est en train de se transformer en fanzine répétitif et saoûlant.
Etant donné que je n'oblige personne à le lire, qu'il en soit ainsi.
Parce que je n'ai pas à excuser mon amour de la musique.
Parce que je n'ai pas à présenter mes excuses si parfois je trouve facile ma critique du monde du travail, et que j'ai envie de parler de choses que j'aime au lieu de gens que je méprise. It's so easy to hate, it's so easy to laugh, it takes guts to be gentle and kind (Morrissey - objet de ma passion saoûlante et répétitive).
14:16
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (5)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
08.11.2005
I predict a riot
Peut-être que s'ils étaient passés les premiers, le concert de Hard-Fi n'aurait pas paru aussi ennuyeux et fade, on leur aurait pardonné leur son brouillon, leur chant maladroit, leur sales petites gueules. Seulement voilà, ce dimanche à 18 heures, le festival des Inrocks à La Cigale a débuté par un concert de The Subways absolument ébouriffant. Charlotte en mini-robe chinoise et bottes en daim a sauté partout, sa frèle silouette, son délicat visage et ses non-seins bondissants sur la scène comme un chat qui joue avec une souris, portant sa basse (qui, proportionnellement à sa taille semble gigantesque) comme pour une chorégraphie de films de sabre, et en jouant à la perfection. Le joli batteur bouclé a sèchement mis tout le monde dans le rythme, sans fioriture, puissamment. Et Billy a tout pêté. Aussi excité que le tas de early teenagers en grappes devant la scène et donnant le ton de la soirée (aujourd'hui, c'est stagediving & crowdsurfing day), il a, tout en restant impeccable au chant et à la guitare, grimpé aux amplis et aux balcons (La Cigale est un magnifique ancien théâtre de la fin du XIXème siècle, tout en moulures et arabesques, où errent encore les fantômes des courtisanes, des actrices mi-putes, mi chanteuses, des demi-mondaines qui le peuplèrent il y a un siècle), a sauté dans le public devenu fou, avant de se faire reconduire sur scène par les vagues de fans et de terminer par un dernier stagediving, avec guitare cette fois-ci, dans un formidable concentré de rock and roll qui ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas (avec en passant un touchant couplet en fwancais de Wok and Woll Queen : tou es le soleiw, tou es la seul, tou es si cool, tu es si wok and woll). Et aussi une manière de jouer - et d'arrêter de jouer pour reprendre de plus belle (frissons) - ensemble absolument impeccable, comme si, à 19 ans, ils avaient déjà joué plusieurs vies tous les trois à l'unisson. Le ton était donné. Après le fâcheux intermède Hard-Fi (et quelques maigres je vais sur la scène et je saute dans le public, mais si je suis gros, on me rattrapera peut-être pas), le concert de The Futureheads a été une belle révélation (puisque je ne connaissais en tout et pour tout une seule de leurs chansons, leur single et ses oh oh oh, évidemment) : grande classe, mélodies élaborées, aucune mollesse, efficacité redoutable. Le chanteur ressemble à Sean Penn croisé avec Emilio Estevez, le bassiste au Dr McNamara de Nip/Tuck, le batteur à Jack Black, le guitariste à rien (si ce n'est à un ours) mais il est très bon.
Et puis, dans une sorte d'enchaînement de rêve, Maxïmo Park. J'en ai déjà écrit tout le bien que j'en pensais lors du Pukkelpop, et je n'ai pas revu mon jugement : concentré de musique anglaise comme j'aime, pas un gramme de putasserie, des tonnes d'attitude, des paroles merveilleusement cruelles, désespérées, cyniques, anglaises. Seule nouveauté, Paul Smith (chant) a de gros bras, et il portait un pantalon dont le tissus clair et léger révélait tout de ses partie génitales. Je n'ai donc que difficilement (mais pas volontairement, c'était littéralement plus fort que moi) quitté sa bite et ses couilles des yeux pendant tout le concert, si ce n'est pour jeter un coup d'oeil gentiment blasé sur les innombrables je monte sur la scène, je touche le chanteur et je resaute dans le public (ou alors, si j'exagère, je me fais chopper par la sécurité qui me jette backstage sans ménagement).
A peine le temps d'essayer d'aller faire pipi (peine perdue : troupeau de jeunes filles se trémoussant et gloussant ; rumeurs, sans doute fondées, portant sur l'absence de papier cul, etc) et de me glisser vers les premiers rangs, que les lumières s'éteignaient, et que le rideau s'ouvrait (oui, à La Cigale, il y a un rideau de velours rouge) sur une scène sans musiciens... le tout au son de... hum... Money for Nothing de Dire Straits. I want my MTV... I want my MTV... Aux premiers accords de la "légendaire" (et puante) guitare de Mark Knopfler, Kaiser Chiefs est entré sur scène. La musique s'est brusquement arrêtée, Ricky Wilson (grassouillet et visiblement saoul, je ne voudrais pas être son foie) a sauté dans le public médusé. Le reste a été tout aussi formidable, physique, juvénile, un jeu incessant avec le public, avec les brillantes recettes de la pop anglaise sautillante, dans une sorte de happening extrêmement joyeux, où on pouvait voir un chanteur se faire porter d'un bout à l'autre de la salle par un public ravi, une grosse fille aux seins énormes monter sur scène et exécuter une petite danse devant le groupe éberlué, des fans monter sur scène pour voir Ricky Wilson tour à tour leur tendre le micro ou les rejeter aussi sec dans la salle, où on a pu voir Billy Subways sortir des coulisses pour chanter, se faire gronder par un sorteur ne l'ayant pas reconnu, sauter (encore) dans le public, et y rester pour goûter à l'excitation ambiante. My best days are with you...
16:26
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
26.10.2005
Hiiii
Il y a de quoi se méfier d'un concert de Mando Diao (en l'occurrence à Luxembourg hier) : des t-shirts hideux, des bonnets et des poignets en mousse à leur effigie (comme à un concert de Limp Bizkit), un public dont la moyenne d'âge ne devait pas dépasser les 15 ans et qui nous donnait des allures à la fois de vieilles peaux et de géants (bien pratique pour voir la scène, cela dit), et une avalanche de hiiiiiiiiiiiiii suraigus provenant des premiers rangs, à tel point qu'on a craint un instant avoir affaire à un boys band. Sans compter le fait qu'un nombre considérable de luxembourgeoises de 14 ans semblent bien mieux connaître ce groupe que nous, ce qui est toujours un peu vexant. Et puis en fait, c'était très bien, quelque chose entre un Oasis sans graisse et sans prétentions, des Rolling Stones juvéniles et bondissants, des Libertines équilibrés, un concentré de rock and roll attitude comme on en voit dans des livres de recettes, à la rubrique Comment mettre le public dans votre poche et faire mouiller les chattes à peine pubères du monde entier, tout en gardant une crédibilité musicale que même les cyniques de plus de 30 ans ne peuvent nier.
08:33
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
24.10.2005
En train
Dans le train, les gens lisent soit Dan Brown (Da Vinci Code en version poche - car il y en a encore qui ne l'ont pas lu, ou Anges et Démons version bottin), soit Harry Potter et le prince de sang mêlé, soit le Métro. Ces faits, dans leur régularité (il y en a même un qui, une fois les deux Dan Brown lus, a enchaîné avec le Harry Potter et qui a toujours le Métro à proximité) sont déjà assez remarquables. Mais quand le Métro met en plus en titre Nos banques de sperme dévalisées par lesbiennes françaises, voir un wagon entier brandir une telle phrase devient franchement hallucinant.
Du coup, j'ai passé mes vingt minutes de voyage à imaginer des bandes de couples de filles prenant d'assaut des banques, comme dans les Lucky Luke par exemple, pour ressortir, l'air conquérant, avec un butin fait d'éprouvettes remplies d'un liquide blanchâtre, laissant derrière elles les employés traumatisés et les donneurs, nus et dépités devant le produit de leur érection évanouie, subtilisé par deux filles aux gros seins qui se sont fait des choses devant lui afin de récolter de la semence toute fraîche (non, là c'est moi qui imagine ce que les hommes ont dû imaginer, pardon).
Pendant ce temps là, à côté de moi, deux filles regardaient un album dans lequel l'une d'elle avait collé les photos de son mariage. Leurs visages prenaient des airs émerveillés et attendris à chaque page, et quand l'heureuse épouse a remis l'album dans son sac, j'y ai aperçu Harry Potter et le prince de sang mêlé.
08:49
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
17.10.2005
Nice Rack
Samedi, j'ai passé tout le concert des Dandy Warhols hypnotisée par les (gros) seins de la claviériste qui sautillaient au rythme de leur propriétaire sous un t-shirt jaune sur lequel était écrit Rock and Roll Soldiers.
De toutes façons, c'était peut-être la chose la plus intéressante à faire, puisque le groupe a joué un set essentiellement composé de singles, et ce d'une façon plate et totalement dénuée du charme qu'ils ont sur disque. Seuls les longs morceaux psychédéliques tiennent en général la route sur scène, et ils n'en ont pas fait (ils viennent pourtant de sortir un très bon nouvel album qui n'est composé que de ça).
La bonne surprise est par contre venue de la première partie et des norvégiens de Serena Maneesh : des gamins déguisés en punks et en Jimi Hendrix qui nous ont fracassé les oreilles avec des murs de guitares à l'ancienne (Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine), un son sec et tranchant comme du early Sonic Youth, le tout sans un gramme de graisse Metal. Parfait.
http://www.serena-maneesh.com/
09:05
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (2)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
03.10.2005
La soucoupe volante en bois
Si vous voulez des nouvelles de Jean-Claude, sa maman et sa soucoupe volante en bois qui va bientôt partir vers les Bermudes, écoutez http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=217 ; pour accéder directement au reportage sans passer par les prémisses de l'émission, cliquer sur le n°18 dans le menu déroulant, puis sur start.
Sachez déjà que la soucoupe a été repeinte en blanc, mais qu'il lui manque toujours un peu de fluide astral. Et que Jean-Claude "est deux" : il dialogue avec un esprit qui est en lui (qui s'appelle Suzy).
15:18
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
Ardisson et les distributeurs de billets
Vendredi, je suis tombée sur le zapping de Canal +, et là, j'ai vu un extrait où Thierry Ardisson disait plus ou moins ceci :
Chaque année tu vois, je fais une cure d'anonymat. Là, tu vois, cette année, j'étais en Croatie (tiens, comme moi), et j'arrive à un distributeur de billets. Bon, je passe devant tout le monde, parce que en France je le fais tout le temps, tu vois ! Et là, y a un gros allemand qui commence à gueuler, tout ça.... Du coup, je me remets dans la file... Putain, ça fait du bien, tu sais, cette cure d'anonymat.
Bien. Mis à part le fait qu'Ardisson n'a honte de rien, porte son cynisme comme un étendard, et n'attend qu'une chose, c'est qu'on soit choqué par lui et ses propos, je ne peux noter qu'une chose : les gens qui attendent aux distributeurs de billets à Paris, et qui voient passer Ardisson devant eux ne réagissent pas.
10:17
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
30.09.2005
L'organe
J'ai quatre chats. Deux d'entre eux sont des chats-coussins, les deux autres sont de redoutables prédateurs. Ce sont des chattes fines et athlétiques, exigeantes et hautaines, douces et parfois câlines, cruelles et sanglantes. L'autre jour encore, un animal baignait dans une marre de sang, sur le carrelage gris clair de la cuisine. C'était une sorte de gros rongeur, de la taille d'un cobaye, d'un joli brun clair. Les chattes ne mangent jamais ceux de son espèce : une fois le plaisir de la chasse accompli, elles nous les apportent, sans doute en guise de cadeau (on est gros, il nous faut des grosses souris).
Hier, des miaulements caractéristiques (le genre de miaous qui ne sont normalement destinés qu'aux chatons) ont accompagné le dépôt à mes pieds d'une très belle souris de taille moyenne, au pelage brun soutenu, aux petits yeux morts figés dans leur terreur. Parfois, on nous dépose les proies vivantes, sonnées, terrifiées. Nous parvenons à les attraper, et à les cacher dans les interstices du tas de bois au jardin, sans illusion quant à leur avenir.
Mais généralement, des souris de toutes tailles, de toutes couleurs et espèces (minuscules, grises, le museau allongé, brunes, dodues, la figure toute ronde, ...), nous ne trouvons que des morceaux : une tête tranchée nette derrière les oreilles qui traîne sous la table de la cuisine, sous notre lit, devant la porte de la toilette ; une queue ; une patte ou deux ; juste du sang et un peu d'herbe, témoins du carnage, parfois tout ça à la fois, et surtout, l'organe.
L'organe, c'est cette petite poche en forme de haricot, sanguinolante, verdâtre, et dont le goût doit être absolument infect, puisque mes chattes ne deignent jamais l'avaler, alors que (avec des craquements évoquant quelqu'un qui mange des chips particulièrement croquants, ou qui casse des noisettes avec les dents), elles n'hésitent pas manger le reste de la souris sans état d'âme, excepté la tête (parfois) et l'organe (presque toujours).
11:44
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
29.09.2005
The Smiths: an academic conference
Alors que j'étais à la recherche de commentaires sur les paroles des chansons des Smiths (Hand in Glove est-elle un chanson gay - y a t'il autre chose que des chanson gay chez les Smiths ?), je suis tombée sur un étonnant article du Manchester Evening News : au mois d'avril dernier s'est en effet tenu à la Manchester Metropolitan University un symposium intitulé Why Pamper Life's Complexities (phrase tirée de This Charming Man) et dont le but a été, pendant deux jours, l'analyse des paroles de Morrissey. On a pu y entendre des conférences intituleés : "I did not realise you wrote such bloody awful poetry": The performance of words and music in "The Boy with the thorn in His side" ; "Don’t try to wake me in the morning… I will be gone": Subjectivity, Suicide and The Smiths ou encore Posing as a Sodomite on Top of the Pops: The Smiths and Camp Performance.
Et donc là je me dis que les Britanniques peuvent bien partir en guerre en Irak ou ailleurs avec les USA, massacrer les services publics, ne pas encore avoir guillotiné Margaret Thatcher, avoir des goûts de chiotte en cinéma, s'habiller n'importe comment (surtout les filles grosses et moches), sortir en t-shirt en hiver, ne pas pouvoir laisser une fille seule tranquille dans un café le soir, être horriblement vulgaires, être petits, pâles et laids, manger des haricots à la sauce tomate et des saucisses au petit déjeuner, parler avec des accents incompréhensibles, ne pas repecter les droits du travail, fermer les pubs à 23 heures et donc être morts saoûls à 21 heures à coups de demi-litres de bière, lire des journaux à peine bons à se torcher le cul, considérer leur éventuelle entrée dans l'euro comme un malheur pire que les bombardements sur Coventry, ils peuvent être tout ça et bien pire encore à condition de rester pour toujours ce pays où la musique est aussi importante (surtout si c'est celle des Smiths).
http://www.mmu.ac.uk/news/news_item.php?id=251
http://www.manchesteronline.co.uk/men/news/s/153/153978_m...
09:13
Écrit par Cath
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|

